Breaking down cultural barriers
Transposer une culture dans une autre par delà les barrières culturelles

Monday, 31 August 2009

Varand : Desertiana

La nuit, je pleure
Et je prie

Je fais brûler une bougie près de mon lit
J'incendie la route qui
Mène sans bruit
Aux ruines
Saintes

Une seule violette entre mes doigts
Que le vent bleu me reprendra

Je pleure et je souhaite à mes yeux
Mouillés de rêves
Qu’ils endurent à jamais
La blessure de trancher
Entre le bien et le mal

Qu’ils ne se ferment qu’à ma mort
Clandestine
Pour se rouvrir en aurore
D'un jour nouveau

Je prie que mes mains restent propres
Qu’elles demandent l’absolution
Autant de fois que mes cheveux grisonneront sur ma tête
- Je crois au petit chien aveugle qui attend devant la porte
De son maître qui n’est plus-

Pour le travail investi dans ma semi flânerie
Pour les jours perdus en rêves
Pour le poids , la quantité
De mes péchés

La nuit, je pleure
Et je prie


Poème de Varand
traduit par Sylvie M. Miller
à partir de la traduction anglaise de Tatul Sonentz

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