Breaking down cultural barriers
Transposer une culture dans une autre par delà les barrières culturelles

Saturday, 16 January 2010

Nader Naderpour - NEIGE

La neige a pétri sous ses pas
le parfum qu'ont au printemps, les violettes sous la neige

la terre souffrante en son âme
d'un désir caché de pluie
s'est mis, ce soir, un bouchon
d'ouate neigeuse dans l'oreille

Qu'une ville soit remplie
de bavardages perpétuels
et elle devient le regard
limpide du ruisseau plein d'eau,
les cils persistants du cyprès
que la neige a recouverts

Parfois la neige s'affaisse
d'une branche comme une larme
échappée d'entre mes cils
sa moiteur, comparable à la moiteur de la pluie
sur l'aridité de mon coeur

Je pleure à côté du miroir
dont l'oeil enorme est ouvert
et au travers de mes larmes
ton visage tremble

Dans un vieux cadre sur le mur
la bouche glacée du miroir
pose un baiser sur le grain
de beauté noir sous tes lèvres

je vois la ligne dépitée de ta bouche
dans le miroir
la lumière de tes yeux chauds dans son oeil illuminé

Je la voudrais sortie du cadre
mais il est tard, mon triste espoir,
tard et la bouche du miroir
a avalé ton effigie
d'un trait
ainsi qu'une eau potable

Mais tel un orphelin de mère
mon coeur me crie que tu es là
On parle du bruit de tes pas
tout près qui parcourent le pavé,

Le vent nouveau a rapporté
de loin, le souffle du parfum
des violettes du désert


Nader Naderpour (1929-2000)
traduit du persan par Sylvie M. Miller


برف
کوبیده برف زیر لگدهایش
بوی بنفش های بهاران را
در زیر برف ، خاک تب آلوده
در دل نهفته حسرت باران را
در گوش کرده پنبه ی برف امشب
شهری که جاودانه پر از حرف است
چشمان پاک جوی پر از آب است
مژگان سبز کاج پر از برف است
گاهی غبار برف فرو ریزد
چون اشک من ز شاخه ی مژگان ها
بر خشکسال سینه ی من بارد
این اشک گرم چون نم باران ها
من در کنار اینه می گریم
چشم درشت اینه بیدار است
از پشت اشک ، عکس تو می لرزد
در قاب کهنه ای که به دیوار است
لب های سرد اینه می بوسد
خال سیاه زیر لبانت را
من در زلال اینه می بینم
بغضی که بسته راه دهانت را
نور نگاه گرم تو می تابد
از چشم روشنی زده ی تصویر
می خواهمش ز قاب برون آرم
دیر است ، ای امید گریزان ، دیر
دیگر دهان اینه بلعیده ست
نقش ترا چو آب گوارایی
اما دلم چو کودک بی مادر
فریاد می کند که تو اینجایی
گویی صدای پای تو نزدیک است
پیموده سنگفرش خیابان را
آورده باد تازه نفس از دور
بوی بنفشه های بیابان را

نادر نادرپور
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