Breaking down cultural barriers
Transposer une culture dans une autre par delà les barrières culturelles

Monday, 26 October 2009

Forough Farrokhzad - RENAISSANCE

Tout mon être est un Hélas
sombre
qui te porte en soi
et te répète, lancinant
vers l'aube où poussent
les bourgeons
éclos
de l'éternité

En cet Hélas,
moi, je t'ai
soupiré, Ah! Soupiré,
soupiré tant, que je t'ai
greffé à l'arbre
à l'eau
au feu

La vie peut être est une rue
longue
où passe chaque jour
une femme
avec un panier;
la vie peut être est une corde
sur la branche où l'homme se pend;
la vie peut être est un enfant
qui rentre de l'école à pieds;
la vie peut être est cet instant
où deux amants consumés
brûlent une cigarette;
ou le passe-droit étourdi d'un passant qui salue l'autre
d'un sourire vide et du chapeau;
ou bien encore
ce moment
hermétique où mon regard
s'éffondre en écoutant tes yeux;
et dans cet étourdissement
que donne une impression de lune
et de soleil
en même temps

Dans une chambre ramenée aux dimensions d'une solitude,
mon coeur, à l'échelle de l'amour,
contemple les prétextes simples qui lui donnent son bonheur
comme la beauté déclinante de fleurs coupées dans un vase
comme la graine que tu plantas
dans le parterre du jardin
comme le chant des canaris
aux mesures d'une fenêtre

Ah!
Voici ma destinée,
Voici ce qu'est ma destinée...
Ma destinée est un ciel
qu'un nouveau rideau posé,
m'enlèvera
Ma destinée est la descente d'escaliers abandonnés
pour y dénicher une chose
imputréscible et révolue
Ma destinée est ce parcours endeuillé dans les allées
du jardin de ma mémoire
et la nostalgie d'un râle qui me dit
"j'aime tes mains"

J'enfouis mes mains dans le jardin
pour y grandir
et je suis sure,
sure
que je grandirai
et qu'entre mes doigts tachés d'encre
les hirondelles feront leurs nids

Je prends comme pendants d'oreilles
des cerises rouges
assorties
je colle
aux ongles de mes doigts
des pétales de dahlias

Il existe une ruelle, où mes amoureux, encore,
rêvent,
toujours échevelés, avec leur cou effilé,
leurs jambes dégingandées,
au rire candide d'une enfant
qu'un soir le vent a emportée

Il existe, une ruelle,
dans les quartiers de mon enfance,
que mon coeur leur a volée

Le voyage donne sa forme à la ligne sèche du temps
Qui, stérile, n'est engrossée que dans le reflet d'un miroir

Et c'est pourquoi, un être meurt
Et un autre reste vivant

Aucun pêcheur ne trouvera
de perle
dans un ruisseau qui se jette dans un fossé

Je connais une petite fée
triste, dans un océan
qui
sans faire de bruit
raconte
son coeur, en jouant du luth

Une petite fée triste qui
la nuit périt dans un baiser
et renaît d'un baiser, dans l'aube


Poème de Forough Farrokhzad
traduit du persan par Sylvie M. Miller

تولد دیگر
همه هستی من آیه تاریکیست
که ترا در خود تکرار کنان
به سحرگاه شکفتن ها و رستن های ابدی خواهد برد
من در این آیه ترا آه کشیدم آه
من در این آیه ترا
به درخت و آب و آتش پیوند زدم
زندگی شاید
یک خیابان درازست که هر روز زنی با زنبیلی از آن می گذرد
زندگی شاید
ریسمانیست که مردی با آن خود را از شاخه می آویزد
زندگی شاید طفلی است که از مدرسه بر میگردد
زندگی شاید افروختن سیگاری باشد در فاصله رخوتناک دو همآغوشی
یا عبور گیج رهگذری باشد
که کلاه از سر بر میدارد
و به یک رهگذر دیگر با لبخندی بی معنی می گوید صبح بخیر
زندگی شاید آن لحظه مسدودیست
که نگاه من در نی نی چشمان تو خود را ویران می سازد
و در این حسی است
که من آن را با ادراک ماه و با دریافت ظلمت خواهم آمیخت
در اتاقی که به اندازه یک تنهاییست
دل من
که به اندازه یک عشقست
به بهانه های ساده خوشبختی خود می نگرد
به زوال زیبای گلها در گلدان
به نهالی که تو در باغچه خانه مان کاشته ای
و به آواز قناری ها
که به اندازه یک پنجره می خوانند
آه ...
سهم من اینست
سهم من اینست
سهم من
آسمانیست که آویختن پرده ای آن را از من می گیرد
سهم من پایین رفتن از یک پله متروکست
و به چیزی در پوسیدگی و غربت واصل گشتن
سهم من گردش حزن آلودی در باغ خاطره هاست
و در اندوه صدایی جان دادن که به من می گوید
دستهایت را دوست میدارم

دستهایم را در باغچه می کارم
سبز خواهم شد می دانم می دانم می دانم
و پرستو ها در گودی انگشتان جوهریم
تخم خواهند گذاشت

گوشواری به دو گوشم می آویزم
از دو گیلاس سرخ همزاد
و به ناخن هایم برگ گل کوکب می چسبانم
کوچه ای هست که در آنجا
پسرانی که به من عاشق بودند هنوز
با همان موهای درهم و گردن های باریک و پاهای لاغر
به تبسم معصوم دخترکی می اندیشند که یک شب او را باد با خود برد
کوچه ای هست که قلب من آن را
از محله های کودکیم دزدیده ست

سفر حجمی در خط زمان
و به حجمی خط خشک زمان را آبستن کردن
حجمی از تصویری آگاه
که ز مهمانی یک آینه بر میگردد
و بدینسانست
که کسی می میرد
و کسی می ماند
هیچ صیادی در جوی حقیری که به گودالی می ریزد مرواریدی صید نخواهد کرد

من
پری کوچک غمگینی را
می شناسم که در اقیانوسی مسکن دارد
و دلش را در یک نی لبک چوبین
می نوازد آرام آرام
پری کوچک غمگینی که شب از یک بوسه می میرد
و سحرگاه از یک بوسه به دنیا خواهد آمد
http://www.youtube.com/watch?v=-7gWHnVhX7c&feature=related

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