Un tambour bat au fond de moi
une douleur
Et nous avons donné
corps à ce mouvement d’aiguilles
Dont le tic tac nous a brisés.
L'existence n'est-elle que ça?
Que ce doigt pointé au loin ?
Que cette neige qui,
tombant chaque année, ne reste pas ?
Que cette vie qui, chaque
soir, vient par une porte cachée
Avec un poignard émoussé?
Un tambour bat au fond de moi
Ah, ces
grenades pétrifiées et immangeables
Me ressemblaient
Lorsqu'au milieu de l'hiver, elles m'entouraient de leur danse
Un arbre fruitier hurle en moi, las de sa prospérité
Je suis un
poisson que l’eau
Importune
Je donne voix
Au voile des mariées que portent les épouses tristes,
A la question grave que
Ma bouche retient
Prisonnière
Nos jours
ont-ils été si brefs ?
Notre vie si rétrécie,
Que nous avons
fini au fond
Du trou que, pendant des années,
Nous nous plaisions à
enjamber ?
Garous Abdolmalekian
adapté du persan par Sylvie M. Miller
در من صدای تبر می آید . . .
و درد
. . .
و تن دادیم
به تیک تاک عقربه هایی
که تکه تکه مان کردند
پس زندگی همین قدر بود؟
انگشت اشاره ای به دوردست؟
برفی که سال ها
بیاید و ننشیند؟
و عمر
که هر شب از دری مخفی می آید
با چاقویی کند
. . .
در من صدای تبر می آید . . .
آه ، انارهای سیاه نخوردنی بر شاخه های کاج
وقتی که چارفصل به دورم می رقصیدند،
رفتارتان چقدر شبیه ام بود . . .
در من فریادهای درختی ست
خسته ازمیوه های تکراری . . .
من ماهی خسته از آبم . . .
تن می دهم به تو
تور عروسی غمگین
تن می دهم
به علامت سوال بزرگی
که در دهانم گیر کرده است . . .
پس روزهایمان همین قدر بود؟
و زندگی آنقدر کوچک شد
تا در چاله ای که بارها از آن پریده بودیم،
افتادیم . .
گروس عبدالملکیان