C’est un prélude au désespoir
comme ce jour où il ventait
et tes mains n’étaient que ruines
Etoiles de carton chéries,
étoiles chéries,
désormais
si le mensonge souffle au ciel
où est l’appui des sourates des prophètes mortifiés ?
Nous nous retrouverons tous
Ainsi que tous les défunts du dernier million d’années
Et le soleil nous jugera
D’après l’avarie de nos corps
J’ai froid
j’ai froid et il me semble
que jamais plus je n'aurai chaud
O amour
O amour le plus unique
quel âge avait-il donc ce vin ?
Regarde ici comme le temps pèse,
comme les poissons mâchent mes chairs
Pourquoi me gardes-tu toujours
au plus profond de la mer ?
Forough Farrokhzâd - tiré du poème "Saison Froide"
traduit du persan par Sylvie M. Miller
در کوچه باد میآید
این ابتدای ویرانیست
آن روز هم که دستهای تو ویران شدند باد میآمد
ستارههای عزیز
ستارههای مقوایی عزیز
وقتی در آسمان دروغ وزیدن میگیرد
دیگر چگونه میشود به سورههای رسولان سرشکسته پناه آورد؟
ما مثل مردههای هزاران هزارساله به هم میرسیم و آنگاه
خورشید بر تباهی اجساد ما قضاوت خواهد کرد
من سردم است
من سردم است و انگار هیچوقت گرم نخواهم شد
ای یار، ای یگانهترین یار: «آن شراب مگر چند ساله بود؟»
نگاه کن که در اینجا
زمان چه وزنی دارد
و ماهیان چگونه گوشتهای مرا میجوند
چرا مرا همیشه در ته دریا نگاه میداری؟
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