Amour unique entre tous,
qu’ils sont sombres ces nuages
conviés par le soleil
pour regarder monter
le jour
Comme si cet oiseau là ne se voyait qu'au tracé
de l'évocation d'un vol
Comme si ces jeunes feuilles que le désir fait soupirer
n'étaient que l’imagination
de marges vertes
Comme si
la flamme pourpre
qui brûle dans la mémoire transparente des carreaux
n'est due qu'à l'évocation innocente
de la lampe
Forough Farrokhzâd - tiré du poème "Saison Froide"
traduit du persan par Sylvie M. Miller
ای یار، ای یگانهترین یار
چه ابرهای سیاهی در انتظار روز میهمانی خورشیدند.
انگار در مسیری از تجسم پرواز بود که یک روز آن پرنده نمایان شد
انگار از خطوط سبز تخیل بودند
آن برگهای تازه که در شهوت نسیم نفس میزدند
انگار
آن شعلهی بنفش که در ذهن پاکی پنجرهها میسوخت
چیزی به جز تصور معصومی از چراغ نبود.
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