J’ai dit à ma mère: " Voilà,
c’est fini.
Comme d'habitude:
fini, avant qu'on y pense.
Il faut en faire-part aux journaux"
Salâm ! Ô Singularité d'une solitude!
Empare-toi de la chambre
car
toujours, les nuages noirs
portèrent en eux l'absolution
des regrets les plus récents
Et de savoir
- en la présence d'une bougie - que la dernière,
la plus allongée de ses flammes,
n'est que chimère,
est un mystère illuminé
Soyons confiants
Soyons confiants
en ce début de saison froide,
en les dépouilles du jardin
de l'illusoire,
les faucilles émoussées et oisives,
les semis emprisonnés
Vois cette neige qui descend…
Peut-être que la vérité était ces mains
ces deux jeunes mains
enfouies
sous les volées de neige
L’année prochaine, quand le printemps
s’accouplera avec le ciel, aux carreaux de la fenêtre,
pour exploser dans son corps,
les verts jets d'eau des pousses frêles
feront naître des bourgeons - Ô Amour,
Amour unique entre tous
Soyons confiants en ce début de saison froide !
Forough Farrokhzâd - tiré du poème "Saison Froide"
traduit du persan par Sylvie M. Miller
من از کجا میآیم؟
به مادرم گفتم: «دیگر تمام شد!»
گفتم: «همیشه پیش از آنکه فکر کنی اتفاق می افتد
باید برای روزنامه تسلیتی بفرستیم.»
سلام ای غرابت تنهایی
اتاق را به تو تسلیم میکنم
چرا که ابرهای تیره همیشه
پیغمبران آیههای تازه تطهیرند
و در شهادت یک شمع
راز منوری است که آن را
آن آخرین و آن کشیدهترین شعله خواب میداند.
ایمان بیاوریم
ایمان بیاوریم به آغاز فصل سرد
ایمان بیاوریم به ویرانههای باغ تخیل
به داسهای واژگون شدهی بیکار
و دانههای زندانی.
نگاه کن که چه برفی میبارد…
شاید حقیقت آن دو دست جوان بود، آن دو دست جوان
که زیر بارش یکریز برف مدفون شد
سال دیگر وقتی بهار
با آسمان پشت پنجره هم خوابه میشود
و در تنش فوران میکنند
فوارههای سبز ساقههای سبکبار
شکوفه خواهد داد ای یار، ای یگانهترین یار!
ایمان بیاوریم به آغاز فصل سرد
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