La lune avance
Cristalline
Sur ce tapis de vers luisants
Un clavecin tinte dans l’air
Et la mer
Diffuse l’or
De ses hauts chemins royaux
Prenons la route de nulle part
Là où le rêve, tel un banjo,
Tremble devant les espoirs fous
Là où l’attrait s’est tissé
Sa chemise pour l’hiver
Où, les oiseaux argentés
Chantent, sans voix.
C’est un voyage vers une terre
Où les falaises et les coteaux
De la raison
Ne se rencontrent jamais
Où le cœur suit le froissement
Cassant des secrets nocturnes
Où un vaisseau de lumière,
Afin d'éclairer le destin,
Porte le mât solitaire
D’un poème qui s’est perdu
Partons – Une flotte d'étoiles lumineuses –
Grain mûr touché par la brise –
Secoue – et pour aller où? - sa longue chevelure d’or.
Lève ton verre
Laisse que l’imaginaire
Y fasse couler le vin
Vert
De la mer
Ici, ton cœur,
Avec la lune,
Devient un songe sur le dos
D’un grand cheval argenté.
texte original de Kostan Zaryan (1885-1969)
traduit par Sylvie M. Miller
lire l'original en anglais sur Armenian Poetry Project
Wednesday, 12 August 2009
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