s'enquit un cavalier, dans l'aube.
Le ciel nomade fit une pause,
offrit à l'ombre sur le sable
la branche de lumière à sa bouche;
puis, mettant un peuplier à son index,
il répondit:
"Avant cet arbre, tu verras
l'allée menant vers un jardin
plus verdoyant qu'un rêve de Dieu;
Deux pas avant d'arriver à la fleur de la solitude
tourne et fais halte au jet d'eau
d'où coulent,
inépuisables,
les romances de la terre
Tu auras peur, d'une peur claire,
Tu entendras le bruissement liquide et secret de l'espace
Puis tu verras,
grimpant au tronc d'un haut sapin,
un enfant
venu prendre un oisillon à la nichée de la lumière
et tu lui poseras ta question:
"Où est la maison de l'ami?"
Poème de Sohrab Sepehri
traduit du persan par Sylvie M.Miller
خانه ی دوست کجاست؟
در فلق بود که پرسید سوار
اسمان مکثی کرد
رهگذر شاخه ی نوری که به لب داشت
به تاریکی شن ها بخشید
و به انگشت نشان داد سپیداری و گفت:
نرسیده به درخت کوچه باغی است که از خواب خدا سبز تر است
پس به سمت گل تنهایی می پیچی
دو قدم مانده به گل
پای فواره ی جاوید اساطیر زمین می مانی
و تورا ترسی شفاف فرا می گیرد
در صمیمیت سیال فضا خشخشی می شنوی
کودکی می بینی رفته از کاج بلندی بالا
جوجه بردارد از لانه ی نور
واز او می پرسی
خانه ی دوست کجاست؟
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