Si vous venez me chercher,
J'habite
Plus loin que Nulle part
Plus loin que Nulle part
est un lieu
On y voit
des courants d'airs porteurs d'akènes de pissenlits,
messagers de la nouvelle fleur
née du dernier buisson
sur terre
On y trouve, dans le sable, la trace faite par le sabot
des chevaux dont les cavaliers
graciles
Ont gravi dans l’aube
la colline d'où s'envole l'ascension des coquelicots
L'ombrelle des requêtes
y reste ouverte pour laisser
courir la brise jusqu'au pétiole
assoiffé d'une feuille
On y entend tinter la pluie.
L'homme y est seul
et un orme, dans ce noir,
étend son ombre pour toujours
Si vous venez m'y chercher
faites-le sans bruit, avec prudence,
A Dieu ne plaise que se fêle
la fine porcelaine de ma solitude.
Sohrab Sepehri
traduit du persan par Sylvie M. Miller
واحه ای در لحظه
به سراغ من اگر می آیید.
پشت هیچستانم
پشت هیچستان جایی است.
پشت هیچستان رگ های هوا پر قاصدک هایی است
که خبر می آرند از گل واشده در دورترین بوته خاک
روی شن ها هم نقش سم اسبان سواران ظریفی است که صبح
به سر تپه معراج شقایق رفتند
پشت هیچستان چتر خواهش باز است
تا نسیم عطشی در بن برگی بدود
زنگ باران به صدا می آید
آدم اینجا تنهاست
و در این تاریکی سایه نارونی تا ابدیت جاری است
به سراغ من اگر می آیید نرم و آهسته بیایید
مبادا ترک بردارد چینی نازک تنهایی من

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